
Il fait si doux ce soir et dans la douce lumière Du soleil qui se couche ne sens-tu pas ma Mie L’approche de l’automne ?
Déjà là bas, sur la colline, Vois les arbres qui s’effeuillent et se teintent de rouille. Passe le temps, passent les saisons. Mais comme Dame Nature nous avons nos saisons. Printemps, le temps de nos amours, Et l’été, celui qui vous apporte cet union pour toujours. Et même, si parfois des orages ont pu faire quelques dégâts, C’est un grand vent d’amour qui chassa les nuages. Et puis le temps qui passe. Quelques fils d’argent et mes cheveux grisonnent, Mais toi, ces quelques ridules juste au coin de tes lèvres Ne sauront abîmer la douceur du visage et l’éclat de tes yeux. Allons il se fait tard il faut se reposer. Mais quand l’astre du ciel et que ses chauds rayons Viendront nous réveiller, Dans la fraîcheur du matin au doux parfum de rose, Serrés l’un contre l’autre et fenêtres ouvertes, Nous pourrons nous aimer, Comme au temps du printemps. Retour sur le sommaire Des Poèmes de Lucien DUPRET |