Allongé sur le sable j’entends le bruit des vagues Je regarde évoluer dans un ciel absent de tout nuage Guidés par des enfants de nombreux cerfs-volants. Et je suis attiré par l’un d’eux, plus grand et coloré Plus précis et léger, il vole et virevolte en tous sens, Il plonge et rase l’écume des vagues, il les frôle et Dans une ascension rapide et fulgurante il monte Vers le soleil comme un aigle des Andes.
Mais qui le guide ? Non ce n’est pas un enfant Mais une très jeune femme et qui court dans le vent Une femme aux cheveux d’or serrés par un ruban. Elle le fait évoluer, descendre et puis monter S’en aller, revenir au gré du vent voler. Et sur le sable, elle court, non elle vole Car sur ce sable mouillé, et lécher par les vagues Comme l’oiseau qui passe sans jamais se poser Ses pieds nus sur la plage ne laissent pas de trace. Soudain pris de folie et dans une ascension folle Je vois son cerf-volant monter vers le soleil. Je vois la fille qui rie et je l’entends chanter, Accrocher à son fil, elle suit son cerf-volant Et dans ce ciel si bleu je la vois s’envoler. J’ai les yeux qui me piquent serait-ce le soleil Ou lorsque l’on se réveille et par trop de clarté Après un long sommeil, on est souvent gêné. Me serais-je endormi et ne serait-ce qu’un rêve. Alors j’aurais rêvé d’une fille et du vent ?? Et pourtant, là, sur le sable je le vois ce ruban Qui serrait les cheveux de la fille du vent Une fille aux cheveux d’or, la fée au cerf-volant. Pépy 22/04/05 Retour au Sommaire Les Poèmes de Lucien DUPRET
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