LE LABOUREUR ET SES ENFANTS
Un riche laboureur des plaisanteries lassé
Fit venir ses enfants afin de les tancer.
Finis vos quolibets douteux, vos gestes déplacés
De cette main pendante et de ce doigts courbé
Évoquant ce qui reste de ma virilité.
Pourtant il est vrai que ce vieil homme courbé
Ne le fut pas toujours et qu' il fut de son temps,
Un amoureux des femmes et qu'il fut un amant
Passionné et fougueux auprès de jolies dames,
Et tel un papillon et butinant sans cesse
Allant de dames en dames prodiguant les caresses.
Les femmes sont des tableaux de couleurs et puis d'ombre
Et de jardins fleuris et de gorges profondes.
Ô !! Que de doux paysages et puis que d'émotions.
Là c'est une tendre plaine avec son doux gazon,
Plus loin une douce pente, de jolis mamelons.
Allons jeunes gens, cessez de vous moquer.
Ce paysage est beau et sa terre est féconde.
Magnifiques jardins, plus belles choses au monde.
Pour connaître l'extase il vous faut travailler,
Car de ces doux jardins vous êtes jardiniers,
Que pas un seul endroit où votre main ne passe
Et ne repasse !!! Il faut toujours faire face !!!
Alors courage, je ne peux que vous souhaiter
C'est de pouvoir biner autant que j'ai semé.