LE GRAND ÉTANG

 
Cet endroit magnifique entouré de grands arbres
Où l’on aime à flâner lorsque le soir descend,
C’est cet étang si calme et pourtant si vivant.
Il est bordés d’ajoncs d’où quand on se promène
S’échappent avec effroi des poules d’eau en criant.
Et sur l’eau si tranquille où le ciel se reflète
On voit souvent nager en un nombre important
Tout ce monde d’oiseaux que l’on dit migrateurs.
Ils sont là les souchets, les sarcelles et autres cols verts
Et les milouins qui plongent pour émerger ailleurs.
Et soudain, après ce vol bruyant qui annonce leur approche
Les voilà, ils se posent ces grands cygnes si blanc,
Et telle une caravelle, sur l’onde, ils glissent lentement,
Et de tous ces oiseaux, ils sont vraiment les rois.
Et plus loin, sur la berge, un pêcheur attardé
Assis sur un ponton, s’obstine à surveiller
Tout au bout de sa ligne la plume qui bouge au vent
Et flotte et ne veut pas  couler dans cette eau si tranquille.
Là bas, tout au bout de l’étang, quel magnifique spectacle
Que ce soleil couchant et ces reflets ardents
Comme de longs rubans sur cette eau qui scintille.
Et soudain, c’est le silence, c’est l’instant mystérieux
Où le jour qui prend fin va faire place à la nuit.
Plus de bruit, juste sous un souffle léger
Le doux bruissements des feuilles,
Et quand la lune se lève, dans sa douce clarté
On voit parfois passer s’en allant vers le nord
Pour un très long voyage et de lointains rivages
Un grand vol de canards qui forment dans le ciel
Ce grand  V d’un voyage toujours inachevé.
                             
                                     Pépy  26 juin 05

 

Retour au Sommaire Les Poèmes de Lucien DUPRET

 

Copyright © Chez Souricette (  2005 ) Free counter and web stats