Une femme est passée En laissant au passage, Un parfum si léger Et vous le laisse en gage. Et il se sent troublé. Il avance, il la cherche, Il voudrait s’élancer Mais la foule l’empêche. Déjà, il l’imagine, Élancée, cheveux noirs, Élégante et si fine, Et ses yeux des miroirs. Elle est peut-être blonde Et ses cheveux dorés, Ont des vagues profondes Pareils aux champs de blé. Ou bien d’un roux si doux Comme feuilles d’automne, Quand l’été abandonne Malgré le temps si doux. Qu’importe la couleur De votre chevelure, Votre parfum, c’est sur, Viendra troubler son cœur. Pépy 10 janv. 07 Retour au sommaire les Poèmes de Lucien DUPRET
|