Promenade solitaire
 
Lentement, et son chien dans ses pas
Sur le sentier si creux, il marche,
Promenade solitaire au milieu de ce bois,
Loin du monde loin du bruit s’éloigner,
Ne plus penser à rien juste marcher un peu.
La douce lumière de ce soleil d’automne
Par les branches des arbres est déjà tamisée.
Malgré lui, ses sens sont en éveils,
Il regarde, il écoute, et tout autour de lui
Semble soudain s’agiter et lui dire,
Qu’il est le bienvenu, qu’ici on est en paix.
Et tout se met en marche, il regarde, il écoute,
Ce ne sont que les branches qui grincent et
Des feuilles agitées par le vent si léger.
Un oiseau qui s’envole rapide et apeuré,
S’échappant du buisson par le chien dérangé.
Près du chêne royal qui ne compte plus ses ans,
Assis sur la souche d’un arbre abattu par le vent,
Sans bouger, sans bruit, il regarde, il observe.
Là bas, dans les fougères comme une ombre
Qui passe, un chevreuil se coule et ses pas,
Amortis par la mousse ne font alors de bruit.
Que la forêt est belle, le soleil dans les arbres,
La nature est un tout, lui-même en fait parti.
Ô ! Que de souvenirs à présent lui reviennent,
De cette course folle à deux dans la forêt,
Et du rire de sa belle courant sous la futaie.
Et du vieux sanglier abandonnant sa bauge,
Fuyant rapidement dérangé par leurs cris.
Déjà le jour s’achève et le soleil se couche,
Il faut enfin rentrer, il siffle alors son chien
Et d’un pas plus pressé, il reprend son chemin.
 

Pépy 7 août 06
 
 
 

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