Vos cils Comme au bord d’un étang Harmonieusement courbés Ils s’éloignent ou se joignent Sous un souffle léger. Ils bordent un miroir Où j’aime à me mirer Et des paillettes d’or Y semblent alors semées. Ils sont parfois si noirs Et si souvent brossés Que l’on a peine à croire Qu’ils sont parfois mouillés Car comme roseaux d’automne Par la rosée trempés Parfois comme une perle Une larme a coulé. Mais ces courbes fragiles Ce ne sont que vos cils Et ces si beaux miroirs Ce sont vos yeux Madame Pépy 6 juin 07 Retour au sommaire les Poèmes de Lucien DUPRET
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